Affaire Guillaume Soro / Audience du 28 : l'ancien chef rebelle veut traîner des juges devant la justice.

Affaire Guillaume Soro / Audience du 28 : l’ancien chef rebelle veut traîner des juges devant la justice.

Affaire Guillaume Soro / Audience du 28 : l’ancien chef rebelle veut traîner des juges devant la justice.

Le mercredi dernier, la Cour africaine des droits de l’homme, à l’unanimité des juges siégeant, a ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire la suspension du mandat d’arrêt visant Guillaume Soro et ses proches, émis depuis le lundi 23 décembre 2020. Malgré cette décision, le régime d’Alassane Ouattara souhaite la tenue d’un procès en Côte d’Ivoire contre l’ancien chef rebelle et ses compagnons, ce mardi 28 avril 2020.

Me Affoussy Bamba, membre du collectif d’Avocats en charge de la défense de Guillaume Soro, a réagi à l’audience correctionnelle visant l’ancien chef du Parlement ivoirien, prévue le mardi 28 avril 2020.

“Il s’agit d’une tentative d’exécution politique, en la forme d’une mascarade judiciaire”, a-t-elle dénoncé.

Selon les avocats de l’ancien chef rebelle, cette audience correctionnelle fixée à la « hâte » par les autorités judiciaires a pour unique objectif d’empêcher la candidature de leur client à l’élection présidentielle d’octobre 2020.

“L’unique objectif de cette audience précipitée vise à rendre inéligible M. Guillaume Kigbafori Soro, candidat à l’élection présidentielle, dans le cadre d’un jugement prévu à être rendu en catimini, à huis clos, en violation de toutes les règles de droit et de procédure, sans qu’il ne soit tenu compte des exigences sanitaires, et au prétexte d’accusations fantasques, calomnieuses, et, du reste, vivement contestées “, a affirmé Me Affoussy Bamba.

Selon cette proche de Guillaume Soro, la tenue de ce procès aurait pour effet de méconnaître la décision de la Cour d’Arusha. Ce qui constitue, pour elle, “non seulement une preuve de la collusion de l’exécutif et du judicaire mais également contrevient violemment aux prescriptions de l’ordonnance du 22 avril 2020 et des droits fondamentaux du Président Guillaume Kigbafori Soro “.

Par conséquent, les avocats de l’ex-président de l’Assemblée nationale disent se réserver le droit de saisir, une fois de plus, et autant de fois que nécessaire, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, selon la procédure d’urgence, pour faire censurer toutes les ” décisions inconventionnelles ” qui résulteraient de cette audience.

Mais aussi d’engager toutes autres procédures internationales, aux fins de voir infliger des sanctions ciblées contre le ou les individus, en ce compris les magistrats, qui auront diligenté, organisé, ou collaborer à la tenue de cette audience.

Reste à savoir les sanctions qui attendent le régime de Ouattara en cas de procès.

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