Coronavirus : Après les Français, des Américains quittent Abidjan

Doit-on craindre une situation apocalyptique liée au coronavirus en Côte d’Ivoire ? Le départ des Français, Américains et autres occidentaux fait pourtant craindre un tel scénario.

Coronavirus, départ de 200 Américains d’Abidjan, ce mardi

Selon le dernier bilan officiel, la Côte d’Ivoire compte à ce jour 168 personnes infectées du coronavirus, 6 patients guéris et un mort.

Les autorités ivoiriennes ont par ailleurs saisi le taureau par les cornes en édictant un certain nombre de mesures sécuritaires et sanitaires afin d’éviter une propagation de la maladie.

Même si la mise en quarantaine manquée à l’INJS de plus d’un millier de passagers venus des pays fortement touchés par la pandémie, dont 61 Chinois, fait peser d’énormes risques sur le pays. Et que des personnes s’en trouvent pour violer de façon flagrante toutes ces mesures mises en place pour protéger les populations.

C’est dans une telle atmosphère que l’ambassade de France en Côte d’Ivoire a organisé le retour des Français vivant en Côte d’Ivoire vers l’Hexagone.

Le premier vol est parti de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, le 22 mars dernier, et s’en sont suivi d’autres.

L’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire vient également d’emboîter le pas à la diplomatie française en décidant également du rapatriement de ses ressortissants vers le Pays de l’Oncle Sam.

Des sources diplomatiques américaines indiquent en effet que « plus de 200 Américains et résidents permanents quittent, ce mardi, Abidjan pour regagner les États-Unis ».

La France et les États-Unis, faut-il le rappeler, font partie du peloton de tête des pays les plus touchés par le Covid-19 dans le monde.

Cependant, ils disposent d’un plateau technique et de nombreuses infrastructures permettant de prendre en charge, dans des conditions optimales, les personnes infectées.

Ces ressortissants occidentaux préfèrent-ils donc courir le risque d’un voyage contaminant pour rejoindre des pays qui les rassurent, plutôt que rester dans une Côte d’Ivoire qui les inquiète quant à la prise en charge d’un grand nombre de personnes infectées ?

Les Ivoiriens doivent-ils craindre des lendemains sombres pour l’Afrique subsaharienne, selon les prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ?

Quoi qui’il en est, l’horizon est loin d’être rassurant, que l’on soit ici ou sous d’autres cieux, et la peur se lit dans tous les regards.

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