Coronavirus: Des employés forcés de travailler les portes verrouillées pour qu'ils ne se prennent pas la fuite

Coronavirus: Des employés forcés de travailler les portes verrouillées pour qu’ils ne se prennent pas la fuite

Coronavirus: Des employés forcés de travailler les portes verrouillées pour qu’ils ne se prennent pas la fuite

Au CHSLD du Manoir-de-Verdun, des employés ont été forcés de travailler au-delà de leur quart de travail par les gestionnaires qui avaient verrouillé les portes pour les empêcher de partir, a révélé Radio-Canada. Une information troublante.

« C’était prévisible. Le centre d’hébergement fonctionne à la limite du supportable depuis bien avant la pandémie », a affirmé Françoise Ramel, présidente de la FIQ-SPSS, qui représente les infirmières qui y travaillent.

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D’après la représentante syndicale, des infirmières ont été retenues de force une quinzaine de minutes le 9 avril dernier et des préposés aux bénéficiaire ont été forcés de faire du temps supplémentaire. Et ce n’était pas la première fois qu’une telle chose se produisait.

Cette méthode a été utilisée au moins deux fois d’après Alain Croteau, président du STT-CIUSSS Centre-Sud-CSN, qui représente les préposées aux bénéficiaires.

La PDG du CIUSS du Centre-Sud, Sonia Bélanger, a assuré que la « stratégie de la gestionnaire était maladroite et qu’elle ne se reproduirait plus » après avoir reçu des plaintes de la FIQ et de la CSN.


Mais les syndicats ont aussi dénoncé un climat de terreur dans le CHSLD. Des infirmières ont été menacées de sanctions si elles refusaient de prolonger leur quart de travail, a appris Radio-Canada.

« Comment puis-je convaincre une infirmière d’aller travailler dans ce CHSLD dans ces conditions? », a demandé Françoise Ramel, présidente de la FIQ-SPSS.

Ginette Senez, directrice du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, a avoué que les portes ont été verrouillées deux fois pour empêcher les employés de partir.

« C’est désolant, on ne fait pas ça d’habitude », a-t-elle dit. « On ne peut pas laisser les résidents sans surveillance, c’est hors de question, et la gestionnaire n’a pas trouvé d’autre moyen pour retenir le personnel. »

Elle promet toutefois que cela ne se reproduira plus.

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