Coronavirus

Coronavirus : Le Burkina pourrait « atteindre 7000 cas graves d’ici fin avril » (Ministre)

Au Burkina Faso, chaque jour, le bilan des personnes malades et des décès dus au Coronavirus s’alourdit. Le pays est non seulement, le plus touché en Afrique de l’Ouest avec 345 cas confirmés, mais qui connaît, pour l’instant, le plus de morts liées à la maladie (17 victimes au total).

Selon le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgence Dandjinou, le Burkina Faso pourrait atteindre « un pic de 7000 cas graves d’ici fin avril-début mai, si rien n’est fait ». « Lorsque nous regardons la situation de l’épidémie dans notre pays, 8 régions sur 13 sont touchées. Donc une modélisation bâtie sur des modèles numériques et mathématiques ont permis de prévoir une idée de la propagation du Covid-19 au Burkina Faso.

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Et sur la base de cette modélisation, si nous n’appliquons pas les bonnes pratiques en terme de distanciation sociale et s’il n’y a pas un renforcement d’un certain nombre d’éléments de mise en œuvre, nous pourrions atteindre un pic de 7 000 cas graves dans notre pays » a précisé le porte-parole du gouvernement, lors d’un point-presse sur le Covid-19 le vendredi 03 avril 2020.

Pour éviter ce pic qui pourrait intervenir fin avril début mai, si rien n’est fait, le plan de riposte contre la pandémie a été révisé. Ce plan prend en compte essentiellement quatre points qui sont déterminants.

CORONAVIRUS AU BURKINA FASO BURKINA
« Il s’agit de la sécurisation du personnel de la santé. Il faut trouver des moyens pour que le personnel de la santé soit en situation de travailler afin justement d’être l’acteur premier de la lutte contre cette pandémie. Le deuxième point, c’est le renforcement du dispositif de prise en charge, tant au niveau de ce qui existe déjà à Ouaga et à Bobo qu’au niveau des CHR. Le troisième point, c’est la disponibilisation des kits de tests et de réactifs de façon continuelle pour qu’il n’y ait pas de rupture. Et le quatrième point, c’est la multiplication des centres de dépistage pour justement permettre la prise en compte de tout le monde et de pouvoir freiner cette pandémie », a énuméré Remis Dandjinou.

En théorie, le pic épidémique d’une maladie est évalué en fonction du nombre de personnes infectées. Sachant que dans le cas du Covid-19, la majorité des malades ne développe que peu (ou pas) de symptômes et que beaucoup ne sont pas testés, la courbe de l’épidémie s’appuie sur le nombre de personnes admises à l’hôpital, et donc présentant une forme grave de la maladie.

Attention, en effet : le fait que le pic advienne – au bout de plusieurs mois – ne signifie pas que l’épidémie est terminée pour autant, et ne justifie surtout pas un relâchement. Il n’est en effet pas suivi d’une chute immédiate de la courbe, mais plutôt d’un plateau, à en croire des spécialistes en épidémiologie.

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