« L’épidémie est en train de disparaître » assure le Pr Didier Raoult

Coronavirus : Le professeur Raoult bientôt suspendu par le Conseil de l’Ordre des Médecins ?

Coronavirus : Le professeur Raoult bientôt suspendu par le Conseil de l’Ordre des Médecins ?

Pionnier à annoncer la chloroquine comme traitement du coronavirus chinois, Didier Raoult avait véritablement défrayé la chronique. Et pour cause, son ton caustique et quelque peu provocateur avait fait tourner les têtes et les esprits des personnes qui se questionnaient quant à la solution de cette pandémie mortelle. Ce succès lui vaudra de nombreux revers puisqu’il sera également menacé de morts par des confrères nantais. Aujourd’hui, une ombre plane toujours sur ce « savant fou », celle d’une suspension du Conseil de l’Ordre des Médecins. Cette actualité nous est relayée par nos confrères du site régional de la Provence.

Le provençal Didier Raoult pourrait bien être sur la sellette. Quelques mois après la déclaration de la pandémie au Covid-19, l’homme était devenu une véritable star des médias en prônant l’usage de la chloroquine, un antipaludéen, comme piste médicamenteuse pour lutter contre le virus de Wuhan.

Un communiqué virulent
Si Didier Raoult divise en alimentant des débats, le médecin marseillais est aujourd’hui mutique. Dernier évènement en date : un nouveau communiqué du Conseil de l’Ordre des médecins qui évoque « l’interdiction du charlatanisme », un reproche que l’on a souvent fait à l’expert. Dans ce document, nous pouvons également lire qu’il serait «serait inadmissible dans ce contexte de susciter de faux espoirs de guérison ». Seulement, ces mots ne sont pas explicitement adressés au professeur désormais célèbre laissant croire en sa suspension ou, pire encore, sa radiation. Jusqu’alors, rien ne donnant raison aux détracteurs de l’homme n’est encore vérifiable ou prouvé. Des accusations auxquelles il répond avec précision.

« L’infection respiratoire la plus facile à traiter »
Face à ces interrogations sur son impact sur les réseaux sociaux, Didier Raoult est formel. « Les gens comprennent très bien ce que nous faisons » martèle le docteur aux journalistes. Et c’est certainement une de ses vidéos qui en est l’exemple le plus concret puisqu’il l’a nommée « Vers une sortie de crise ». Dans cette dernière, il explique que le coronavirus est « probablement l’infection respiratoire la plus facile à traiter » pendant qu’il vante les bienfaits du désormais célèbre traitement médicamenteux à l’hydroxychloroquine. Une promotion qui vaudra à ce dernier d’être en rupture de stock et d’inquiéter les autorités d’une potentielle automédication en raison de l’autorité du médecin en matière de prévention et de connaissance quant à cette maladie mortelle.
Un médecin influent

Didier Raoult inquiète-t-il ? Oui, et c’est surtout en raison de sa communauté de followers et ses millions de vues. Et cela, le médecin n’est pas sans l’ignorer puisqu’il le déclare lui-même aux journalistes. « Il était temps que l’Ordre réagisse. Mais c’est très tardif. Le problème n’est pas tant que Raoult fasse des essais sur la chloroquine, mais qu’il dise tout et n’importe quoi sur sa chaîne Youtube. On n’est pas des stars, on est des médecins. C’est incroyable tout ce qu’on voit » déclare un professeur marseillais. Des reproches également accompagnés d’une volonté que ces derniers restent discrets dans le milieu de la recherche médicale. Une stigmatisation qui vaut à Didier Raoult de diviser et de nourrir certaines hostilités des médecins.

Des poursuites possibles
Le code de déontologie des médecins dit clairement que les pratiques de Raoult sont interdites. Il est explicité dans le texte que : « Lorsque le médecin participe à une action d’information du public (…) il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public ». La volonté du médecin de se rapprocher de son public a donc irrité de nombreux confrères. Selon un proche du dossier, il y’a « matière à poursuivre ». Il qualifie également le traitement à l’hydroxychloroquine, comme « prescrit de façon empirique ». Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a également expliqué que des signalements lui ont été rapportés et font naître des espoirs infondés. A ce titre, les médecins concernés par les essais sont sommés d’expliquer les protocoles de leurs expériences. Une façon de parer certaines dérives qui pourraient induire le public en erreur quant au traitement du COVID 19, une infection qui touche désormais plus de 25 pays et a amené le monde entier à se confiner.

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