Coronavirus : Les travailleuses du sexe se voient refuser les aides et vivent une situation dramatique

Coronavirus : Les travailleuses du sexe se voient refuser les aides et vivent une situation dramatique

Coronavirus : Les travailleuses du sexe se voient refuser les aides et vivent une situation dramatique

La crise du coronavirus met tout le monde face à l’incertitude, notamment les travailleurs du sexe, déjà précarisés avant la pandémie. Jusque là, ce qui était pour eux une source de revenus pour se loger et se nourrir laisse place au néant, car ils ne peuvent avoir accès aux aides de l’Etat. En France, certains corps associatifs semblent se mobiliser pour trouver une solution : une lettre ouverte à Emmanuel Macron a permis à la Fédération des Parapluies rouges d’alerter sur la situation des aides refusées aux travailleurs du sexe, qui pourraient “braver le confinement”. Nos confrères de BFM TV en ont explicité les tenants et les aboutissants.
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Selon le Huffington Post, Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat a affirmé qu’il était «très compliqué pour l’état d’indemniser une personne qui exerce une activité non déclarée telle que la prostitution». Face à cette complication, ce sont les mesures de confinement imposées par la pandémie du coronavirus qui risquent de se voir non respectées en cas de précarité qui oblige les travailleurs du sexe à trouver des solutions. Il s’agit là d’une situation d’insécurité financière légitimant la création d’un fonds d’urgence selon la Fédération Parapluie Rouge, car « à court terme, certaines travailleuses du sexe parmi les plus démunies se retrouvent contraintes de braver le confinement, non pas de gaieté de cœur, mais faute de moyens de subsistance car il s’agit de survivre ». travailleuses du sexe

Une activité à l’arrêt
Dans la lettre ouverte à Emmanuel Macron, un résumé de la situation préoccupante des travailleurs du sexe est dressé par un ensemble d’associations. Pour celles-ci, un fonds d’urgence est nécessaire pour “permettre un revenu de remplacement” durant la crise du coronavirus qui oblige tout le monde à rester chez soi, “sans condition de régularité du séjour”. Les aides sociales semblent alors comme la meilleure alternative pour en finir avec les risques de cet arrêt d’activité dont dépendent plusieurs familles. Rappelons que l’aide de 1500 euros promise par l’Etat aux travailleurs indépendants est refusée aux travailleurs du sexe, et que certains sont parfois logés dans des chambres d’hôtel qu’ils ne pourront plus payer.
Le témoignage d’une prostituée pour le HuffPost relate cette vérité déplorable. Elle déclare : “c’est comme si je n’existais plus”, étant délaissée par le gouvernement à cause de sa situation irrégulière : “Je ne dispose pas du statut légal me permettant de prétendre aux aides proposées par l’État”.

Quelles sont les réclamations ?
Dans une interview accordée à 20minutes, Amar, secrétaire général du Syndicat du Travail Sexuel (Strass) revient sur les réclamations émanant de la nouvelle crise sanitaire. Pour elle, l’aide matérielle serait la première étape pour subvenir aux besoins de ces hommes et femmes qui doivent survivre : il s’agit du logement et de la nourriture, pour que personne ne se retrouve à la rue. La lutte contre la précarisation des travailleurs du sexe doit impérativement prendre en compte la distribution des kits de préventions, et l’arrêt de la stigmatisation qui vise à criminaliser ces activités.

La secrétaire général de ce syndicat précise que malgré les aides que les associations peuvent apporter, celles-ci sont complètement débordées, d’où les réclamations faites au gouvernement : “On voit qu’on est en train d’épuiser nos forces sur le terrain, on voit que les associations déploient tout leur possible pour être en mesure de faire face à des situations d’urgence mais je ne sais pas combien de temps on va tenir. Les associations sont très bien organisées, on tiendra au mieux qu’on pourra mais nous avons besoin d’une aide”.

La réaction des politiques
Du côté de l’exécutif, débloquer des fonds d’urgence pour les travailleurs du sexe n’est pas encore discuté, mais l’idée semble gagner l’adhésion de certains politiques dont Laurence Vanceunebrock, élue de l’Allier qui a écrit à Marlène Schiappa et l’a fait savoir dans une publication sur Twitter. Dans un courrier signé par plusieurs parlementaires LREM, celle-ci apporte son soutien aux aides sociales destinées aux travailleurs du sexe.

A cela, l’entourage de Marlène Schiappa répond à nos confrères du HuffPost, que plusieurs mesures sont déjà prises dont l’indemnisation de tous ceux qui ont le statut d’auto-entrepreneurs, les permanences d’hébergement, ainsi que les aides accordées aux associations qui accompagnent les personnes en situation de prostitution.

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