Didier Raoult : « nous nous trompons de méthode sur le coronavirus »

Didier Raoult : « nous nous trompons de méthode sur le coronavirus »

Didier Raoult : « nous nous trompons de méthode sur le coronavirus »

Dans la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, il apparaît qu’on a mis la charrue avant les boeufs, c’est-à-dire qu’on a imposé une méthode avant même de s’être posé la question du problème à traiter estime Didier Raoult. Seuls les médicaments déjà commercialisés, disponibles et dont on connaît les limites en termes de sécurité, sont susceptibles d’être utilisés immédiatement.

Le choix d’une méthode pour résoudre un problème donné ne peut être fait qu’après avoir identifié et défini le problème. Dans la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, il apparaît qu’on a mis la charrue avant les boeufs, c’est-à-dire qu’on a imposé une méthode avant même de s’être posé la question du problème à traiter. Celui-ci est assez banal dans l’histoire des maladies infectieuses : nous sommes face à une maladie dont nous avons identifié le microbe ; nous sommes capables de détecter si ce microbe est toujours présent dans un organisme ou s’il en a été éradiqué ; et nous savons, enfin, que cette infection évolue rapidement, ce qui nécessite une réponse thérapeutique rapide.

Ce que nous montre l’histoire des maladies infectieuses, c’est que, dans l’immense majorité des cas (peut-être 99 % des maladies connues), il n’y a jamais eu d’études multicentriques, randomisées, en double aveugle, pour répondre à une situation de cette nature.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *