Pour s'amuser cette jeune femme va se déshabiller pièce par pièce en pleine rue (Vidéo)

Pour s’amuser cette jeune femme va se déshabiller pièce par pièce en pleine rue (Vidéo)

Pour s’amuser cette jeune femme va se déshabiller pièce par pièce en pleine rue (Vidéo)

Le plus difficile dans le racisme c’est quand il est ordinaire. Une remarque légèrement tendancieuse, un à priori ou une pique maladroite. Hawa prône un respect des différences.

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“T’es belle pour une Noire !” L’autre jour, je discutais avec une amie qui me racontait qu’elle en avait marre de tomber sur ce type de remarques, que l’on retrouve aussi bien sur les réseaux sociaux que dans des conversations quotidiennes. Au-delà de l’absurdité du propos, il est nécessaire de s’interroger sur les questions qu’il sous-entend.
“Mais on ne te voit pas dans noir !”
La beauté occidentale a pendant longtemps été érigée comme LE modèle de référence dans de nombreux pays du monde. Une femme à la peau claire, aux cheveux lisses et longs et à la taille zéro bourrelets. On la voit partout : sur les couvertures de magazines, à la télé et dans les publicités comme si finalement, il n’y avait qu’un seul type de beauté. Comme si les femmes noires, asiatiques et indiennes étaient complètement invisibles. femme

Dans mon enfance, j’ai été inondée par toutes ces images qui me reflétaient cette beauté à laquelle je ne pouvais jamais m’identifier. Ayant la peau noire et foncée, j’ai subi des moqueries dans mon enfance par rapport à ma couleur de peau. Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai eu droit à la fameuse blague pourrie : “Mais on ne te voit pas dans le noir.” Certaines “blagues” étaient particulièrement violentes, parfois, je laissais passer, d’autres fois je répliquais. Une peau plus claire et des cheveux lisses, c’est ainsi que l’on définissait la beauté dans les médias et la publicité. Même les chanteuses et actrices américaines noires auxquelles je m’identifiais étaient majoritairement claires de peau et portaient des extensions lisses ce qui ne m’a pas vraiment aidé à m’assumer telle que j’étais.

La beauté caucasienne, modèle de référence ?
Il m’a fallu du temps avant que je ne m’accepte telle que je suis. Le jour où j’ai compris que la beauté ne se résumait pas au modèle caucasien dominant, je me suis retrouvée.

Dire d’une personne qu’elle est “belle pour une Noire”, c’est dire qu’être Noire et belle à la fois relève de l’exception. C’est dire que non seulement les Noirs sont majoritairement laids, mais c’est aussi opposer « la beauté noire » à la « beauté blanche » comme si la beauté caucasienne était le modèle de référence, que la beauté dépendait de la couleur de peau (on en parle de la subjectivité ?). Personnellement, je n’ai jamais entendu quelqu’un lancer : “T’es belle pour une Blanche !”

On remarquera aussi que les réflexions péjoratives sur les caractéristiques physiques sont majoritairement dirigées vers les femmes noires qui sont confrontées à la fois au racisme et au sexisme, et subissent parfois de véritables lynchages, notamment sur les réseaux sociaux. C’était récemment le cas pour la mannequin Ougandaise Aamito Stacie Lagum qui, après avoir posté une photo de ses lèvres publiée sur le compte instagram de la marque de cosmétiques MAC, s’est vu insultée de commentaires racistes :

“Mince, j’ai cru que c’était Jay-Z.”

“Qu’est-ce que c’est que ces lèvres ?”

“Avec de telles lèvres l’industrie du botox fera faillite, en plus c’est moche.”

La mannequin à répondu à ses détracteurs par un simple post où elle remercie l’équipe de Mac, avant de lancer le hashtag #prettylipsperiod, “de belles lèvres, un point c’est tout.”

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