Saïd Penda : « 11 avril 2011, l’histoire retiendra que Gbagbo a entraîné son pays dans la guerre civile »

Saïd Penda : « 11 avril 2011, l’histoire retiendra que Gbagbo a entraîné son pays dans la guerre civile »

Saïd Penda : « 11 avril 2011, l’histoire retiendra que Gbagbo a entraîné son pays dans la guerre civile »

Le pro-Ouattara, Saïd Penda, prend Gbagbo responsable de la guerre civile en Côte d’Ivoire, resté sourd aux conseils de ses pairs africains.
L’histoire retiendra qu’il a entraîné son pays dans la guerre civile moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, avant d’être cueilli comme un vulgaire chef de guerre dans le bunker où il s’était retranché.

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En effet, en Décembre 2001, alors que plusieurs centaines de ressortissants du nord de la Côte d’Ivoire avaient déjà péri sous les balles des escadrons de la mort et des éléments des forces de l’ordre recrutés dans son ethnie et dressés pour tuer, gbagbo organise un « Forum de Réconciliation Nationale » à Yamoussoukro. Les quatre leaders des principaux courants politiques sont présents (Gbagbo, Bédié, Guéï et Ouattara), aux côtés des représentants de toutes les forces vives de la Nation.

Réputé très rusé, le criminel de guerre gbagbo croit tenir l’occasion rêvée de faire entériner définitivement l’exclusion d’Alassane Ouattara, en faisant constater par cette auguste assemblée l’impossibilité de son plus redouté opposant de lever le doute sur sa nationalité. Mais à la plus grande déception de Gbagbo, Ouattara va bien au-delà de ce qui était demandé aux quatre leaders pour établir leur nationalité de façon irréfutable.

Les arguments d’Alassane Ouattara sont imparables et les preuves présentées indiscutables. L’arbre généalogique qu’il présente remonte depuis son célèbre ancêtre, Sékou Ouattara, qui régna sur un territoire englobant une partie de l’actuel Côte d’Ivoire, l’extrême-sud du Mali et une portion du Burkina Faso. Ouattara a surtout fait venir dans la salle sa mère, Nabintou Cissé, son frère ainé, Gaoussou Ouattara et son cadet, Birahima Téné Ouattara, surnommé « photocopie », tant la ressemblance avec Alassane Ouattara est saisissante.

L’ancien haut fonctionnaire du FMI présente les cartes d’identité ivoiriennes de son père, puis de sa maman toujours vivante à ce moment-là, dame Nabintou Cissé qui l’accompagnait assise dans un fauteuil roulant. Enfin, Ouattara remet au directoire du Forum les résultats du test ADN qui confirme sa filiation d’avec ses deux géniteurs, dont la nationalité ivoirienne a été prouvée. Le très attendu débat sur la nationalité « douteuse » d’Alassane Ouattara est mort. Le complot de gbagbo a échoué.

Mais contre les résolutions du Forum qui ordonne d’établir le certificat de nationalité d’Alassane Ouattara, le rendant ainsi éligible à toutes les élections, gbagbo ordonne à la justice de ne pas délivrer le précieux sésame à opposant. Un courageux et téméraire juge, Zoro Bi Ballo Épiphane, le lui délivre. Le document est immédiatement frappé de nullité. Le magistrat dont la tête est mise à prix est contraint à l’exil.

Voilà donc comment Gbagbo a renforcé le sentiment d’exclusion des ressortissants du septentrion, qui se sont convaincus de l’existence d’un plan secret pour empêcher tout membre de leur communauté d’accéder à la magistrature suprême. Quand on ajoute à cela les brimades incessantes contre les militaires et officiers originaires du nord, on a ainsi réunis tous les ingrédients qui allaient contraindre les Ivoiriens du nord à prendre les armes, pour défendre leur nationalité confisquée par le criminel de guerre Gbagbo et sa clique.

Comme on le voit, la guerre, c’est bien Gbagbo qui l’a créée. Il est resté sourd aux conseils de ses pairs Africains et aux alertes de toutes les organisations des Droits Humains, qui prédisaient tous l’éclatement d’une guerre civile, si Gbagbo lui-même, mais aussi les dignitaires de son régime, ne cessaient pas de traiter les ressortissants du nord du pays avec autant de condescendance et les soumettre à tant de brimades et d’humiliation.

Il n’y a pas pire violence pour un citoyen que de se voir renier sa nationalité. C’est comme de dire à un enfant qu’il n’est pas un vrai rejeton de son père.

Ce qui est vrai, est vrai !

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